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ACTUALITÉS


 Manifestation devant le carrefour market de Bourg Marboz

En ce dimanche 5 septembre, 8 magasins du satellite ont ouvert leurs portes de manière définitive,   à la clientèle.
Un rassemblement pacifique, organisé par Force-Ouvrière, a eu lieu à Bourg en Bresse.

Dans ce magasin, les salariés et les représentants du personnel en particulier, ont subi de fortes pressions de la direction.
Il leur a été demandé d’une part, d’être volontaires contre leur gré et d’autre part ne pas participer à ce mouvement de protestation, sous peine de représailles.
Nullement impressionnés, une cinquantaine de salariés ont répondu « présents » et sont venus en famille pour certains, prendre le café et les brioches sur le parking.

Soutenus par FO, seul syndicat présent, et par les collègues de l’hyper Carrefour ainsi que ceux de ST Denis et Péronnas qui craignent demain de se retrouver dans la même situation, les employés de BOURG Marboz ont un peu retrouvé le sourire.


Il faut dire aussi, que Monsieur le Maire  en personne est venu apporter son soutien au nom des petits commerçants de la ville.
« Le progrès » et « La voix de l’Ain » ont recueilli les témoignages Jean François DEBAS , maire  de Bourg en Bresse, et des déléguées syndicales nationales « Force_Ouvrière »: Annick DANREY et Huguette GRAU.

Ces quelques photos attestent de la mobilisation dans la bonne humeur.



 Carrefour Market va tester des capteurs d'attente en caisse


Une dizaine de magasins vont tester le nouveau dispositif de capteur d’attente en caisse.
Malgré les efforts mis en place pour réduire l’attente en caisse, la direction constate une faiblesse récurrente à ce niveau.
 Jump /écrans tactiles/ engagements 2+1/polyactivité : le flux client est capricieux et indomptable.


Il s’agit donc de placer une vidéo floutant les clients au dessus des caisses qui mesurera l’attente en 3 zones : verte, orange, rouge et qui déclenchera une alerte sur un mobile en possession du manager pour l’informer que le temps d’attente maximale est atteint.
Un reporting , « rapportage »,sera envoyé tous les jours et toutes les semaines au DM, au DR et au pilote caisse.

A partir de septembre un audit sera lancé concernant une cinquantaine de points pour identifier les mauvaises pratiques éventuelles et mettre en place un plan d’actions prioritaires : Des réunions de caissières, des modifications de planning et la possibilité de rajouter des heures dans une fourchette de 26 à 30 heures hebdo.

Un 1er bilan sera effectué en octobre.
Nous ne pouvons que nous féliciter de cette volonté de réduire l’attente en caisse.
Une question cependant : Ne devrait-on pas investir directement en augmentant le nombre de caissières plutôt, que dans du matériel ?


 En pleine nuit, un supermarché pillé près de Deauville

Le magasin Carrefour Market de Tourgéville a été cambriolé et partiellement vidé dans la nuit de lundi à mardi. Le préjudice s'élèverait à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

« C'est énorme ! » déclare-t-on au parquet du tribunal de Lisieux. « Les malfaiteurs ont retourné le magasin puis tout pillé et tout cassé. Tout ce qu'ils ont pu prendre, ils l'ont pris. » Entre minuit et 5 h du matin, dans la nuit de lundi à mardi, le supermarché Carrefour Market (ex-Champion) de Tourgéville a fait l'objet d'une véritable razzia.
En retrait de la côte, le magasin de 2 000 m2 se situe près du parc résidentiel de Clairefontaine. Ouvert depuis 1974, à l'époque sous l'enseigne Codec, l'établissement propose 40 000 produits.

Le début de ce « casse » est à l'image du reste de l'expédition : un chariot élévateur trouvé sur place enfonce la porte coulissante. Avant de poursuivre, les cambrioleurs qui, a priori connaissent les lieux, neutralisent le système de surveillance vidéo.
Direction la pièce dédiée aux coffres : un premier est ouvert avec une grosse meuleuse. À l'intérieur, 20 000 €. Un second coffre subit le même sort, sans recours à la meuleuse cette fois, retrouvée sur place : des moyens aussi simples qu'efficaces découverts dans des placards facilitent l'ouverture.

Consoles et jeux vidéo
Le distributeur automatique de billets est à son tour ouvert sans grande difficulté. Beaucoup moins garni, le monnayeur de la cabine pour photo automatique n'échappe pas aux malfaiteurs.

Le reste du butin se compose de consoles de jeux, jeux vidéo, matériel hi-fi, téléphones portables, parfums, etc. En quittant les lieux, les malfaiteurs empoignent les extincteurs et, sous la mousse, noient, ou tentent de noyer, d'éventuels indices matériels pouvant les compromettre.
Selon les premiers éléments de l'enquête confiée au commissariat de police de Deauville, le préjudice direct et indirect (dégâts dans le magasin) pourrait atteindre 100 000 €. Chiffre que conteste formellement la direction régionale de Carrefour Market sans livrer plus de précision.



 Market : Lancement d'un coffret naissance

Après la signature de la charte de parentalité, voici la mise en place d’un coffret « naissance » composé d’un vanity et d’un pyjama. Sera délivré aux salariés jeunes parents depuis le 1er janvier 2010 sur simple déclaration au service paie. (Nous ne savons pas si le pyjama est aux couleurs carrefour !!!) 
Une idée originale qui demanderait à être démocratisée sur l'ensemble du groupe !


 Projet "Tous Commerçants", FO demande une expertise

Les tests à peine terminés et les problèmes encore nombreux, la direction s’empresse de déployer le projet « tous commerçants » à l’ensemble des magasins d’ici à fin 2011.
La 1ère vague démarre fin août 2010. Chaque directeur de magasin convoquera les salariés pour des entretiens individuels, durant lesquels, il leur sera demandé leurs disponibilités et leurs souhaits.


IL FAUT SAVOIR :

•Que la polyactivité n’est pas une obligation pour les hôtesses de caisse.
•Que celles qui accepteront , pourront se voir affecter un horaire de mise en rayon
très tôt le matin ou tard le soir pour la dépote jusqu’à 21h minimum.
•Que l’acceptation est définitive,
•Qu’il n’y a aucune compensation, ni en heures, ni en rémunération.
•Qu’à l’heure actuelle, l’organisation du travail  n’a pas pu être appliquée,
 dans les magasins test, telle qu’elle était prévue.
•Que les managers effectuent des heures bien au-delà du respect de nos accords.
•Que certains MDR se sont vus rétrogradés au poste d’EC4.


FACE A UNE DIRECTION QUI VEUT FAIRE PASSER LE PROJET EN FORCE,
  LE SYNDICAT FORCE OUVRIERE, DEMANDE QU’UNE EXPERTISE SUR LES CONSEQUENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES DU PROJET MARKET «TOUS COMMERCANTS » SOIT REALISEE.



Téléchargez le tract FO


 Carrefour Market s’étend à l’Espagne

Carrefour Espagne annonce qu’il va abandonner l’enseigne Carrefour Express pour ses supermarchés de 800 à 2 000 m², au profit de Carrefour Market.

Cinquante magasins auront adopté la nouvelle bannière fin 2010 puis la totalité du parc en 2011. Carrefour compte 102 supermarchés en Espagne.
Carrefour City disparaît
Cette mesure s’inscrit dans la volonté du groupe français de capitaliser sur une poignée d’enseignes fortes, Carrefour Market étant la plus utilisée de par le monde pour les supermarchés.
Pourtant, dans le même temps, pour ses supérettes de 250 à 700 m², Carrefour Espagne annonce aussi abandonner l’enseigne Carrefour city au profit de… Carrefour Express. La convergence d’enseigne prônée par Carrefour est un chemin sinueux.



 26 employés du Carrefour Market séquestrés

Les deux hommes suspectés d'avoir séquestré une vingtaine d'employés du supermarché Carrefour Market de Froges pour y commettre un important vol à main armée, jeudi matin, ont été présentés samedi au parquet de Grenoble à l'issue de leur garde à vue.

Domicilié à Saint-Martin-d'Hères et également âgé de 25 ans,les deux hommes ont été mis en examen, placés sous mandat de dépôt et écroués, le premier à la maison d'arrêt de Valence, l'autre à celle de Varces-Allières-et-Risset.
Comme nous le relations dans notre édition de vendredi, deux hommes gantés, encagoulés et armés d'un fusil à pompe et d'un revolver étaient arrivés à l'aube aux abords du supermarché et avaient attendu que le premier employé arrive, vers 5 h 30. Ils l'avaient menacé et étaient entrés dans le magasin par une porte de service.
L'intégralité du butin avait été retrouvée

Là, les autres salariés qui sont arrivés les uns après les autres pour prendre leur poste ont tous été braqués, leurs téléphones portables leur ont été confisqués et ils ont été séquestrés pendant près de deux heures dans une  salle du personnel jusqu'à ce que le directeur du supermarché arrive à son tour. Ce dernier a alors été contraint de conduire les malfaiteurs jusqu'au coffre et de leur remettre son contenu.
Les deux braqueurs ont ensuite pris la fuite sur un scooter. Il était 7 h 30.
Aucun des employés n'a heureusement été blessé au cours de l'agression mais tous ont été extrêmement choqués et une victime, prise de malaise, a même dû être conduite à l'hôpital par les sapeurs-pompiers.

Le plan Milan avait aussitôt été déclenché par les gendarmes.
Enquêtant déjà sur une série de vols analogues, ce sont néanmoins les policiers de l'antenne grenobloise de la DIPJ de Lyon qui ont été saisis de cette affaire.
Le jour même, vers 16 heures, ces derniers ont interpellé deux suspects au moment où ils sortaient d'une maison de Froges.
Sur eux, la totalité du butin avait été retrouvée.


 Carrefour Market : le refus d'un franchisé

Si Carrefour se félicite des chiffres de sa nouvelle enseigne, certains de ses partenaires se sont opposés à la transformation de leur supermarché Champion en Carrefour Market.

Après le master-franchisé de la réunion (21 magasins), c’est un franchisé plus modeste (un magasin à Louvigné du Désert, en Bretagne) qui a, pour sa part, vu son refus de changement d’enseigne légitimé par le tribunal de commerce de Rennes, le 13 octobre 2009.
Dans cette affaire, le franchisé a estimé que Carrefour avait rompu son contrat dès lors qu’il avait  "pris la décision irréversible de cesser l’exploitation de l’enseigne Champion". L’objet social de la société franchisée limitant son activité à l’exploitation exclusive de l’enseigne Champion, le franchisé a donc invité les administrateurs à le modifier.
Actionnaires à 50%, les filiales Carrefour s’y sont opposées estimant que le franchisé, quoique Pdg, ne disposait pas du pouvoir de dénoncer les contrats en cours. Comme celui-ci engageait la procédure d’arbitrage prévue au contrat, elles ont de leur côté saisi le tribunal de commerce de Rennes.

Las ! Les juges ont dénoncé la "mauvaise foi" du groupe Carrefour.
Ils ont considéré en effet que le franchisé n’avait "pas excédé les pouvoirs qui lui sont conférés (…) ", qu’il avait seulement exprimé "l’impossibilité juridique à pouvoir contracter avec une franchise autre que Champion du fait de l’objet social ne l’y autorisant pas"
Par ailleurs, les juges ont estimé que la société, "du fait de la décision du franchiseur de cesser l’exploitation de l’enseigne Champion et du fait de la restriction de son objet social, doit - si elle veut poursuivre son activité sociale- procéder à la modification de ses statuts" et que les filiales Carrefour en votant contre la convocation de l’assemblée générale extraordinaire seule habilitée à modifier les statuts ont créé ainsi "une situation de blocage préjudiciable à la société franchisée en la plaçant dans l’impossibilité de poursuivre son activité sociale".
Constatant alors que les filiales actionnaires ont "agit dans un intérêt personnel, avec le seul souci de consolider la position du groupe Carrefour auquel elles appartiennent", le tribunal les a condamnées à payer 1,5 million d’euros de dommages et intérêts à la société franchisée !
"Ce jugement va au-delà d’un simple litige entre Carrefour et l’un de ses partenaires, estime Jean-François Tessler, l’avocat du franchisé Champion. Les juges ont pris en considération le caractère anticoncurrentiel du dispositif des enseignes alimentaires qui verrouillent leurs partenaires avec des contrats dont il est impossible de se défaire et avec une participation dans le capital de leur société qui leur permet d’exercer un pouvoir de blocage".

L’affaire a depuis fait l’objet d’une transaction. "Le jugement a produit tous ses effets. En ne faisant pas appel, Carrefour en reconnait toute sa portée, commente l’avocat. Le groupe a préféré perdre un emplacement peu stratégique plutôt que risquer une confirmation par une cour d’appel ! "


 Carrefour Market : Projet "Tous commerçants"

Carrefour Market teste une nouvelle organisation des métiers en magasin. Linéaires en détaille les coulisses : responsabilités transversales, polyactivité, nouvelles fonctions. Encore à l’essai, le modèle devrait être finalisé d’ici juin.

Sous le nom de code « tous commerçants », Carrefour Market s’apprête à réorganiser les métiers dans ses magasins. Les tests ne sont pas encore terminés, mais l'enseigne a accepté de détailler, pour Linéaires, les composantes du projet.

Comme désormais la plupart des chantiers de transformation chez Carrefour, tout, ici, va très vite.
Les nouvelles idées ont été testées dans un premier supermarché laboratoire l’an dernier (Neuville-les-Dieppe, en Seine-Maritime).
Un second a été « ouvert » en février (Dadonville, dans le Loiret) et dès mars, le distributeur a enclenché la deuxième phase de l’opération avec la mise en place de 22 magasins pilotes.

D’ici juin, les dernières questions en suspens auront été tranchées, les modèles ajustés aux différents formats du parc Carrefour Market.
Et le déploiement pourra commencer.

Maître-mot : la polyactivité
Les changements ne sont pas anodins, ils vont concerner la plupart des postes en magasin. Le maître-mot : la polyactivité. Les employés pourront venir en caisse pour absorber les pics de fréquentation, les hôtesses de caisse iront en rayon pendant les heures creuses.

A l’exception de la zone marché, dont la gestion est spécifique, les managers ne seront plus affectés à un rayon ou à un secteur, leur responsabilité s’exercera sur l’ensemble du magasin. Ils seront deux par point de vente et se relaieront dans la journée, le premier assurant les matinées, le second les après-midi.

Deux postes qualifiés créés
Deux postes qualifiés seront également créés, destinés à des employés commerciaux de niveau 4 (EC4). L’approvisionneur arrivera le premier en magasin le matin, bien avant l’ouverture. C’est lui qui répartira les équipes sur les différentes mises en rayon, selon la charge de travail du jour.

Le gestionnaire de stock, comme son nom l’indique, pilotera les stocks, les commandes automatisées.
Il sera responsable de la mise à jour des prix et de la conformité des étiquettes.

L’objectif affiché de la réforme est une plus grande efficacité opérationnelle. Le client devra y trouver son compte : moins d’attente en caisse, moins de ruptures, moins d’erreurs d’étiquetage et des allées dégagées, parce que la mise en rayon devra être quasiment terminée à l’ouverture du magasin.

1 h 30 de dépote le soir
L’intention est louable, mais ce problème de mise en rayon a beau obséder tous les distributeurs, personne n’a encore trouvé la solution idéale. Pour y arriver, le nouveau schéma d’organisation prévoit, plusieurs fois par semaine, de préparer la dépote des palettes le soir, après la fermeture, durant 1 h 30. Ce qui permettra ensuite aux équipes du matin d’avancer beaucoup plus vite.

En supprimant les affectations des salariés à un secteur précis du magasin, le distributeur assume le risque d’une moindre implication du personnel sur « son » rayon. Mais il dit y gagner en solidarité entre les équipes.

Réduction des stocks de 35 à 30 jours
Officiellement, « tous commerçants » n’est pas un projet de réduction des coûts. Mais si Carrefour Market, au passage, peut améliorer quelques ratios, il ne se privera pas. A Neuville les Dieppe, selon nos informations, la durée moyenne des stocks est passée de 35 à 30 jours, grâce à la fluidité du nouveau système. Si le distributeur, en outre, arrive à organiser toutes ses mises en rayon en dehors des heures d’ouverture, il y gagnera évidemment en productivité.
Le projet prévoit également de simplifier d’autres tâches quotidiennes. Les commandes des supermarchés sont déjà très automatisées, sauf pour les promos, sur lesquelles les chefs de rayon conservent la main. Mais Carrefour Market réfléchit à une organisation encore plus centralisée.

Un numéro unique pour la maintenance
L’enseigne veut également simplifier la vie des directeurs de ses magasins, avec quelques détails qui ont leur importance. Un numéro d’appel unique va permettre de contacter tous les prestataires de maintenance. Et toutes les informations adressées aux directeurs seront regroupées et hiérarchisées dans un mail unique, envoyé chaque jour.

Selon les documents internes que Linéaires a pu se procurer, il était envisagé au démarrage du projet que les nouveaux responsables relation clients, en lieu et place des managers caisses, soient de niveau EC4 et non plus agent de maîtrise, comme souvent aujourd’hui.

Deux managers cadres
Ce « déclassement » est désormais abandonné, notamment en raison des lourdes responsabilités du poste sur les flux d’argent. Cela dit, la branche supermarchés de Carrefour suit avec un grand intérêt les tests en cours, en hyper, de gestion automatisée des espèces sur toutes les caisses traditionnelles. Si le procédé se déploie un jour à grande échelle, il n’est pas impossible que la question du statut EC4 se pose à nouveau pour les responsables relation clients.

Le distributeur, lui, préfère insister sur le statut cadre des deux managers de magasin, une « générosité » inédite dans bon nombre de supermarchés actuels.
Sources : Linéaires


 Carrefour pourrait voir ses réseaux de franchisés fragilisés

Un jugement du tribunal de commerce de Rennes a débouté deux filiales du distributeur associées à un franchisé Champion qui refusait de passer Carrefour Market. Plus d'une centaine de supermarchés ont encore l'enseigne Champion.

Alors même que le Salon Franchise Expo Paris bat son plein, voilà une décision de justice qui ne devrait laisser indifférent ni les franchisés ni les franchiseurs. En l'occurrence, l'un d'entre eux, le groupe Carrefour, pourrait bien voir en effet ses réseaux de franchisés fragilisés par le jugement du tribunal de commerce de Rennes, prononcé le 13 octobre 2009, et dont « Les Echos » viennent de se procurer une copie.
Dans un conflit l'opposant à un franchisé Champion de Bretagne, le distributeur s'est vu débouté de toutes ses demandes et condamné à payer 1,5 million de dommages et intérêts à la société Vandis. Celle-ci - détenue à parité par un commerçant indépendant et sa famille d'une part, et deux filiales de Carrefour, Profidis et Logidis, d'autre part -exploitait un supermarché à Louvigné-du-désert, non loin de Fougères (Ile-et-Villaine).

Par un courrier en date du 6 mars 2009, le PDG de la société, Bruno Vanderkelen, avait prévenu CSF, autre filiale du distributeur assurant l'approvisionnement du magasin, de son intention de mettre un terme au contrat de franchise, aux motifs du passage à l'enseigne Carrefour Market imposé, selon lui, par le franchiseur. Ce qui, de fait, expliquait-il, rendait caduc ledit contrat de franchise Champion et l'objet même de la société Vandis, qui limitait son activité à l'exploitation de cette seule enseigne. Le dirigeant convoquait en outre les administrateurs de Vandis à un conseil destiné à organiser une assemblée générale extraordinaire (AGE), visant à modifier l'objet social de la société.
TransactionNon seulement les filiales de Carrefour se sont refusées à une telle modification, mais elles ont considéré la dénonciation dépourvue d'effet, le PDG ne disposant pas, selon elles, des pouvoirs pour dénoncer le contrat en cours. Ayant pris acte de ce désaccord, le PDG a fait alors savoir qu'il engageait la procédure d'arbitrage prévue au contrat. Profidis et Logidis décidèrent donc d'assigner la famille Vanderkelen devant le tribunal de commerce de Rennes.

Les filiales du distributeur ont sollicité les juges afin de « dire et juger inopposable à la société Vandis et ses associés les décisions de Monsieur Vanderkelen ». En clair de déclarer cette lettre nulle et non avenue. Elles n'ont pas été suivies par les juges qui, dans les attendus du jugement, dénoncent leur « mauvaise foi ». Pis, le jugement, qui confirme donc que les décisions incriminées sont bel et bien « opposables à la société Vandis et à ses actionnaires », déclare nul l'objet social de ladite société par violation du Code civil, du commerce et de l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Rien de moins  !

Selon un avocat proche du dossier, la portée de la décision pourrait s'avérer « redoutable » pour Carrefour comme pour d'autres franchiseurs dont les contrats ont des protections de même nature : participation et minorité de blocage dans les sociétés d'exploitation ; utilisation de la « contractualisation » des statuts pour imposer des restrictions à la liberté commerciale ; « poison pills » en fin de contrat pour en imposer le renouvellement, etc.
L'affaire a depuis fait l'objet d'une transaction, Carrefour préférant sans doute éviter que la Cour d'appel ne confère plus de poids à la décision, en cas de confirmation. Et le supermarché en question a changé d'enseigne le 12 janvier
dernier, pour passer sous les couleurs de... Super U. Sollicitée, la direction de Carrefour France n'a pas réagi. Il resterait plus de 90 Champion dans l'Hexagone et 156 hors de France.
Les Echos, 16/03/2010



 L'UFC-QueChoisir dépose plainte contre Carrefour Market

L'association de consommateurs a déposé plainte devant le gendarme de la vie privée contre plusieurs sociétés dont Free et Tele2 mobile pour les télécoms et VirginMega et Becquet pour la vente sur Internet.

Selon la loi Informatique & Libertés, "le responsable d'un fichier doit permettre aux personnes concernées par des informations qu'il détient d'exercer pleinement leurs droits". En gros, tout le monde peut demander aux sociétés de consulter les fichiers le concernant, d'y apporter des modifications ou d'en demander la suppression (ndr: le dernier cas n'est pas valable pour les fichiers de l'HADOPI). Un refus ou l'entrave de l'exercice de ce droit est condamné de 1500€ par infraction (doublé en cas de récidive).

L'UFC-QueChoisir attaque 8 sociétés qui ne respecte pas ces règles: Casino, Champion/Carrefour Market, Monoprix et Sephora pour les enseignes de distribution, Free et Tele2Mobile pour les télécoms, le site de commerce en ligne Becquet et la plateforme de téléchargement sur Internet VirginMega. Ils ne donnent pas accès aux données présents concernant leur base de données. Le site Becquet a droit une autre plainte pour ne pas respecter les délais de conservation de ces données.
Free est dans le colimateur de l'association: plusieurs procédures judiciaires sont en cours contre le FAI. Cela concerne l'assistance téléphonique, la hotline (payante), le triple-service et des clauses abusives. Plusieurs actions sont menées avec les associations locales de l'UFC.



 Market : Nouveau Syndicat FO Market dans le 06

Se sont réunis autour de Michel Enguelz (délégué National Carrefour, Sophie Jarillot (déléguée Syndicale) et des représentants FO des Alpes Maritimes afin de créer le syndicat FO Carrefour Market des Alpes maritimes.
Sophie Jarillot a été élue secrétaire du syndicat.










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