ACTUALITÉS

 Détail des primes d'intéressement
16 février
Vous trouverez ci-dessous le détail des primes d'intéressement collectif par magasin et des sièges. Le montant indiqué correspond au montant d'un salarié à temps complet présent toute l'année 2013.

Pour info :
La prime moyenne versée en 2013 est de 739€.
L'accord arrivant à son terme, il sera renégocié avant le 30 juin 2014.
FO répondra présent et revendiquera des critères qui permettent à chaque salarié de percevoir une prime à la hauteur de ses espérances.

Télécharger le détail des primes par magasin

Montant par sièges:

  1° CA TTC HE  2° Taux de démarque  3° Notation Baromètres Clients TOTAL
Nord Est  450 € 50 € 300 € 800 €
IDF 350 € 100 € 300 € 750 €
Ouest 350 € 50 € 300 € 700 €
Nord ouest 
Rhone Alpes 450 € 200 € 300 € 950 €
Sud Est  350 € 50 € 300 € 700 €
Centre   100 € 50 € 300 € 450 €
Sud Ouest  350 € 50 € 300 € 700 €
Siège national 350 € 50 € 300 € 700 €



 Assemblée Générale des délégués Force-Ouvrière
22 septembre


C’est à Roquebrune sur Argens que c’est tenue l’Assemblée Générale des Syndicats FO Carrefour Market du 17 au 19 septembre sous la présidence de Carole Desiano (secrétaire fédérale en charge de la grande distribution) de Michel Enguelz (délégué National Hypermarché) et de Jean-Yves Chaussin (délégué de groupe).

Ce fut l’occasion pour les 50 délégués et représentants syndicaux de faire le point sur les différents thèmes :
  - Les accords CSF France et Groupe Carrefour négociés depuis 2011,
  - Les négociations en cours et à venir ainsi que les positions de notre syndicat sur ces sujets,
  - Les résultats des élections,
  - Le Plan de Départ Volontaire et ses conséquences sur le siège CSF,
  - La syndicalisation...
D’autres sujets ont été abordés, tels que la nouvelle organisation de la FGTA et l’accord Participation Groupe par Michel Enguelz.

Carole Desiano nous a présenté un focus de l’Accord National Interprofessionnel « La compétitivité et l’emploi» et nous a alerté sur les dangers de la loi qui en découle dite « Sécurisation de l’Emploi » ainsi que le rôle de la CFDT dans cette parodie de dialogue social, alliée du Gouvernement et du Patronat.

Cette Assemblée Générale fut riche en échange et autres prises de positions. Chaque délégué a pu y évoquer les sujets, les problèmes qu’il rencontrait dans l’exercice de son mandat.
Rendez-vous est pris pour 2014.


 Braquage au Carrefour Market de Chassieu
02 septembre
Le supermarché Carrefour Market de Chassieu, dans le Rhône a été braqué le 21 juillet dernier à 5h00. Deux individus armés d’un fusil à pompe et d’une arme de poing, violents et agressifs, ont pris en otage le directeur du magasin, ils ont également ligoté et séquestré tous les salariés présents.

Ils ont sommé le directeur de les emmener au coffre, celui étant ligoté ils l’ont violemment projeté au sol et par dessus le comptoir de l’accueil. Plusieurs employés parmi la quinzaine de personnes présentes au moment des faits ont été blessés, notamment à coups de crosse. Un coup de feu a même été tiré au sol, a priori accidentellement et ne faisant pas de blessé. Malgré cela, la tentative des braqueurs a été vaine. L’agression a durée plus d’une heure. Toutes les victimes ont été placés en Accident du Travail, qui pour certain a duré plus d’un mois.

Ce braquage est symptomatique des risques encourus par les salariés de nos magasins, c’est pour cela que les CHSCT doivent être dès plus vigilent quant à l’application et à la mise en place des mesures lié à la sécurité des personnes et des biens. Que ce soit au niveau de la vidéo surveillance, des accès sécurisés au magasin, des procédures « coffre », de la présence d’agent de sécurité à l’ouverture…

Mais le périple des braqueurs ne s’arrête pas là. Ensuite, ils prennent la fuite à bord de leur véhicule, une BMW. C’est alors le début d’une course rocambolesque. Peu après avoir quitté le supermarché, les deux individus ont un accident de voiture, au niveau du rond-point René-Cassin, en direction de Décines. Pas décontenancés pour autant, ils décident alors d’arrêter et de détourner un car. Mais après avoir parcouru quelques centaines de mètres, les deux individus s’aperçoivent que le car se dirigeait vers Genas et non vers Décines comme ils l’auraient souhaité. Ils sortent alors du car pour, dans la foulée, braquer un automobiliste au volant de sa Peugeot 206, avec le fusil, et l’ordonner de s’arrêter. Avec ce véhicule, ils parviennent enfin à se rendre à Décines, où les enquêteurs trouveront plus tard la voiture volée. Samedi en fin d’après-midi, les deux malfaiteurs n’avaient toujours pas été retrouvés.
L’incident n’a pas empêché le magasin de Chassieu d’ouvrir portes ses à la clientèle à 14h00 le jour même…. La dure loi du chiffre !!

L'équipe régionale FORCE OUVRIERE et les membres FO du CHSCT du CE, soutiennent les salariés dans leurs démarches  et veillent à l'application de l'accord "Santé au Travail". Notamment au niveau du suivi psychologique, la prise en charge par l'entreprise des frais de procédure. Ce qui dans un premier temps n’a pas été la priorité des interlocuteurs extérieurs au magasin….


 FO dit NON au projet d'accord d'intéressement collectif
25 juin
Après trois réunions de négociation, la Direction propose un projet d’avenant à l’accord de 2011, définissant les nouvelles modalités de calcul de la prime d’intéressement 2013, qui sera versée en 2014.

RAPPEL :
L’accord initial prévoyait une prime maximum de 1100€, calculée sur 4 critères :
- Chiffre d’Affaire
- Démarque
- Fidélité
- Vente Marque Carrefour

L’enseigne Market n’ayant plus une politique commerciale de développement des ventes des produits Carrefour, et la carte fidélité n’étant pas la priorité de la nouvelle direction du Groupe, les résultats de ces deux critères n’ont cessé de chuter d’année en année.
Il est temps de trouver une autre méthode de calcul pour les remplacer (en conservant les critères Chiffre d’Affaire et Démarque) afin de ne pas pénaliser les salariés au travers de la prime d’intéressement.

La direction propose de calculer l’intéressement sur un troisième critère basé sur la « Satisfaction Client ».
La satisfaction client est le cœur de notre métier. Mais comment la quantifier ?
La direction nous présente « Le baromètre Client Online »….. Oups !!!!
A ce jour PERSONNE n’a compris ce qu’est ce baromètre, ni comment évaluer la satisfaction de nos clients.

La délégation Force Ouvrière avait vivement critiqué ce point, lors de la 3ème réunion de négociation, en mettant en avant le flou du mode de calcul et le choix des clients sélectionnés pour répondre au questionnaire.
Aux demande Force Ouvrière de compléments d’information, la direction n’a toujours pas fournis d’explications satisfaisantes et compréhensibles, gardant ainsi la main sur les résultats des enquêtes…

Alors, comment se prononcer sur un critère dont les salariés ne maitriseront pas la mécanique et devront subir les résultats ?

Sur ce constat, Force Ouvrière n’engagera pas sa signature. Et ne se rendra pas complice de la baisse du pouvoir d’achat des salariés de CARREFOUR MARKET.

D’autres syndicats, comme la CGT et la CGC ont déjà pris la même position face à la direction, lors du dernier CCE.
Si tous les syndicats se rassemblent sur cette position, la direction pourrait peu être accepter la réouverture de la négociation !


 Quand la franchise fragilise !
30 octobre
Depuis plusieurs semaines, le bruit courait dans les rayons du magasin de la Ferté-Alais (Essonne) que quelque chose se préparait. Ces rumeurs furent appuyées par la mutation simultanée de trois des quatre managers et leur remplacement par deux stagiaires et un manager du magasin d’Etampes (en portage….).

La nouvelle est officielle depuis la tenue du CE Paris Ouest le 25 octobre dernier. Un point a été inscrit à l’ordre du jour sur l’information des membres au sujet du passage à la franchise du magasin de la Ferté-Alais.
Le soir même s’est tenu une réunion entre les membres de l’encadrement, le directeur régional et les salariés. Jean-Marc Robin (DSC FO) était également présent et a tenu à soutenir et conseiller les employés dans cette épreuve.

Une perte de pouvoir d’achat
Programmée de longue date, la réunion du personnel du 25 octobre  fut pour tous une épreuve difficile à vivre. En effet, les salariés apprirent qu’ils perdaient une grande partie de leurs avantages acquis par le biais des accords d’entreprise de CSF France (l’entité juridique du groupe des magasins intégrés Carrefour Market).
Les conséquences sont importantes puisque l’intéressement collectif (pouvant se monter à 1100€ par an), la participation (pour 2011 : 0,8 % du salaire annuel), la mutuelle, la prévoyance Invalidité entre autres seront supprimés. Soit une perte d'environ 15% de la rémunération annuelle. Ce fut un choc terrible à encaisser. Abandon et injustice furent les mots le plus souvent prononcés lors de cette réunion qui dura 2h30.

De la tristesse et un avenir qui s’assombrit pour chacun.
Les salariés ont exposé durant cette réunion leurs inquiétudes et leur découragement face à une situation qui ne s’explique pas !
« Comment en sommes-nous arrivés là ? 
Cela fait plus de 20 ans que je travaille dans le magasin, que vais-je devenir ? C’est à la sueur de mon front que j’ai aidé l’entreprise à prospérer et maintenant c’est comme cela que je suis remercié ... ».
« Ma femme (à temps partiel) et moi travaillons tous les deux dans le magasin, vous imaginez la perte sèche subie pour notre famille. Quel avenir vous nous offrez pour subvenir aux besoins des enfants. Je ne sais même pas si je vais pouvoir continuer à payer les traites de la maison, nous serons peut être obligés de vendre…. ».
La direction s’est engagée à écouter les salariés et à répondre à leurs questions. D’étudier leur demande de mutation ou de formation (FONGECIF), sans garantie de résultat. Mais quand le délégué FO a demandé l’ouverture de négociations avec le repreneur pour le maintien d’acquis sociaux, le directeur régional a affirmé ne pas avoir la main sur ce dossier. Pour FO, il est primordial que l’entreprise impose aux repreneurs certaines garanties telles que la mutuelle, l’intéressement collectif….

Un appui juridique
C’est avec la plus grande attention que FO suivra ce dossier et tous les autres de ce même type (cession, franchise, location gérance….). Toutes ces décisions qui imposent à des salariés un « nouveau modèle économique » dans lequel aucune garantie sociale n’est clairement annoncée.
Force-Ouvrière apportera son soutien pour que, durant les 15 mois qui suivent, des négociations soient ouvertes afin d’établir le maintien des garanties pour les salariés du magasin de la Ferté-Alais. Les élus FO dénoncent l’accroissement du nombre de magasin en Franchise au détriment du parc d’intégré. Pour FO, il est urgent d’arrêter l’hémorragie qui fragilise un peu plus le groupe CSF et les salariés Carrefour.


 Market fait son marché, les salariés paient la note
11 septembre

Jean-Yves Chaussin
Délégué de Groupe FO
FO n’acceptera pas le démantèlement des Market par la franchise !

Lors de la réunion du CCE Carrefour Market, la direction à présenté un projet de cessions/ acquisitions de magasins.
Le groupement Intermarché a racheté en avril 2012 la société Altis exploitant 20 magasins et 14 supermarchés Carrefour. Suite à cette opération, l’autorité de la concurrence a fait injonction à Intermarché de revendre 5 de ses magasins situés dans des zones où l’enseigne se serait trouvée en position dominante.
Intermarché et Carrefour ont donc souhaité procéder à un échange de portefeuilles de magasins.
11 magasins Carrefour Market dont 3 franchisés seront échangés contre 5 magasins Intermarché. Ces 5 magasins ont un niveau de rentabilité important, le CA annuel est équivalent aux 11 magasins Carrefour.

Magasins Carrefour Market : Brébières, Concarneau, Hoymille, La Chapelle Launay, Loudeac,
Hennebont, Rennes le Gast, Wardrecques

Franchisé Market :

Champagne LG, Rosporden, Barbezieux

Magasins Intermarché :
Mauleon, Ceret, Fleurance, Vic Fezensac, Bergerac

13 % de baisse de rémunération pour les salariés Market
Les 296 salariés qui basculeront dans l’enseigne Intermarché verront leur rémunération annuelle baisser d’environ 13%.
Une baisse de pouvoir d’achat du fait de la perte d’avantages sociaux comme la prime de vacances, la participation, l’intéressement… mais ils se verront également amputés de leur couverture sociale (Mutuelle Capaves) ainsi que des avantages liés au comité d’entreprise « Eh oui chez Intermarché, il n’y a pas de CE ».
De plus, les avantages conventionnels comme les absences autorisées, les compléments de salaire en cas de maladie seront revus a la baisse.
Il est vrai que chez Intermarché les avantages conventionnels applicables sont souvent ceux de la convention de branche.
Bref, les salariés sont les grands perdants de cet échange.

Qu’adviendra t’il des salariés Intermarché ?
On pourrait croire que le malheur des uns fera le bonheur des autres.
Mais là encore il n’en n’est rien.
Les salariés Intermarché ne verront pas leur salaire augmenter ni même une amélioration de leurs avantages conventionnels.
En effet, ils n’intégreront pas les magasins dit « intégrés », mais seront mis dans une coquille juridique (magasins dit en portage) et ne bénéficieront que du minimum que prévoit la convention de branche.
Le grand gagnant c’est Carrefour.

Pour FO, cela est intolérable !
FO a sollicité une expertise économique et juridique de ce projet qui se mettra en place au plus tard courant Mars 2013.
FO n’acceptera pas le démantèlement des Market par la franchise !


Prime à la Casse… sociale !
18 juillet


Dans un courrier adressé à la direction le 12 juillet, les représentants Force-Ouvrière ont alerté la direction sur le non respect de l'accord régissant la prime EC4.
En effet, au mépris des accords signés, certains directeurs ont passé les entretiens 2011 après la date limite, et n’ont versé aux intéressés qu’une partie de celle-ci au lieu des 1000€ brut prévus.
Soucieux du respect des engagements, FO a demandé de prendre toutes les mesures nécessaires pour régulariser les dossiers et que les salariés puissent bénéficier de leur prime en totalité.


 Prime à la Casse… sociale !
08 mai
La chute des parts de marché de Carrefour donne des ailes aux idées les plus farfelues.
Dans un courrier adressé à tous les salariés Market avec leur fiche de paie de mai, la direction invite les collaborateurs à coopter un site ou une personne susceptible de reprendre ou de développer un magasin à enseigne du Groupe en franchise.
En cas de succès une prime de 500€ à 1500€ sera versée au salarié en fonction du type de cooptation.

Cette incitation n’est pas du goût des élus FO qui dénoncent régulièrement le nombre croissant de magasin passant en franchise.
Cette parcellisation du parc impacte directement le pouvoir d’achat des salariés concernés, par la perte des  avantages liés au statut CSF (mutuelle, intéressement, participation, prime vacances, Comité d’établissement…). Mais également fragilise un peu plus le groupe par la perte d’établissements au profit de patrons indépendants.

Parallèlement, de nombreux magasins Market sont en « portage », c'est-à-dire en attente d’un repreneur et ne sont pas considérés comme des magasins intégrés. Ils ne bénéficient donc pas des accords d’entreprise CSF. Ces salariés attendent depuis plusieurs années une pérennisation de leur établissement et souhaiteraient intégrer complètement et définitivement le groupe Carrefour.
Pour FO, il serait temps qu’un plan d’intégration soit mis en place.

Perte d’attractivité ?
En écrivant aux salariés Market, la direction de Carrefour démontre une fois de plus le manque d’attractivité du groupe et l’impuissance de sa force commerciale.
Une cooptation qui n’est pas sans rappeler la cooptation proposée en hyper il y a quelques années pour trouver des membres de l’encadrement.
On appelle à la rescousse les salariés pour développer l’activité commerciale, mais la direction entend-elle les avis des salariés sur les plans de restructurations des organisations de travail ?
Entend-elle les alertes sur les non-sens économiques que nous démontrons régulièrement lors des réunions de CE et de CCE ?
Alors que Carrefour Market est actuellement l’enseigne la plus rentable, puisque les résultats sont nettement meilleurs que ceux des hypers, ce n’est pas pour autant qu’on a favorisé les emplois, bien au contraire.

FO dénonce cette méthode et cette prime à la casse sociale.
Les salariés ne seront pas les acteurs des méthodes de gestion financière de notre groupe. 
Pour Force-Ouvrière, l’accélération du développement Market ne peut se faire par l’accroissement massif de la franchise mais par l’investissement et l’amélioration des actifs, de renouer avec des méthodes commerciales innovantes, de rétablir un vrai dialogue social,  de renforcer les équipes magasins trop fragilisées et par la considération des salariés Market !


 Market de Quiévrechain, l'indignation face au « travailler plus »
02 avril
Les clients du magasin Carrefour Market de Quiévrechain ont été accueillis hier matin par le syndicat FO qui distribuait des tracts faisant part de l'indignation face à l'ouverture sept jours sur sept à partir d'aujourd'hui. Si légalement, ils ne peuvent rien faire, les salariés ne voulaient pas valider sans réagir.

Ce 2 avril 2012 marque un tournant dans la vie des salariés du Carrefour Market de Quiévrechain : à compter de ce jour, le magasin ouvrira tous les lundis. Sept jours sur sept donc, puisque depuis des années, il est possible de faire ses courses le dimanche matin.

« C'est désormais obligatoire puisqu'une décision de justice a été rendue dans le Pas-de-Calais qui donne raison à notre employeur, précise Pascal Péru, délégué national FO. Nous sommes en colère pour plusieurs raisons, à commencer par l'absence de majoration des heures. Et puis, avoir une journée fixe de repos dans la semaine, cela permet de prendre des rendez-vous chez le médecin par exemple. À présent, on obtiendra une journée selon le bon vouloir de la direction du magasin. »

Depuis quelques années, plusieurs enseignes ont entrepris d'ouvrir du lundi au dimanche matin, ce qui était à une époque proprement illégal. Mais les choses évoluant, les procédures se multipliant à l'encontre des groupes contrevenants, tout a été remis à plat. C'est ainsi qu'il y a peu, une décision de justice a donné raison à Carrefour, ouvrant la possibilité d'ouvrir des moyennes surfaces de vente chaque jour de la semaine.

Dans la région, sept Carrefour Market sont concernés par l'ouverture sept jours sur sept. La mobilisation n'est pas toujours au rendez-vous même si tous les syndicats ont fait part de leur désapprobation. D'autant que le rythme de travail très variable des caissières, qui émargent en moyenne à 600 E par mois, n'est déjà pas facile. « Ne pas travailler le lundi, en plus du dimanche complet ou au moins de l'après-midi, cela nous faisait comme un week-end décalé, donc un vrai repos », souligne l'une d'elles. « Et puis, avec ce nouveau fonctionnement, on "perd" les jours fériés. L'inventaire se fera magasin ouvert, on aura donc un manque à gagner de trois jours », ajoute une autre. « Jusqu'à présent, travailler le dimanche, c'était 10 % de salaire en plus. On passe à 20, très bien, mais nos managers, quand c'est leur tour, touchent une prime de 50 E ! », s'enflamme une autre.

« Notre direction, ici, ne doit pas prendre notre réaction pour elle spécifiquement, c'est sur le principe, sur une application qui se fait sur le plan national, que nous réagissons, indique Sabine Lanois, déléguée du personnel et représentante syndicale FO à Quiévrechain. Mais même si la décision est prise, nous, on tenait à montrer qu'on est contre ».


 Une station-service piratée électroniquement dans l'Oise
07 décembre
3.000 litres de carburants (2100 litres de gazole et 850 litres de super) ont été détournés dans la nuit de dimanche à lundi dans une station-service d'un Carrefour Market à Auneuil dans l'Oise au sud de Beauvais... Mais pas de n'importe quelle manière puisque les malfaiteurs ont piraté électroniquement les pompes à l'aide d'un code.

La direction du Carrefour Market d'Auneuil (Oise) s'est en fait rendu compte de la supercherie le lundi matin. Les pompes étaient hors service après le vol des 3.000 litres de carburants, du gazole et du super. Un prestataire est donc venu pour effectuer des vérifications et a rapidement compris qu'elles avaient été littéralement pillées.
Sur les bandes des caméras de surveillance, on observe l'étrange manège d'une douzaine de véhicules utilitaires qui se sont succédé toute la nuit pour faire le plein sans payer. Il n'y a eu aucun dommage matériel à déplorer.

Les images risquent d'être difficiles à exploiter selon les enquêteurs. En effet, les voleurs avaient pensé à tout puisque ce jour-là le brouillard était très présent dans la région.
C'est la première fois qu'un tel piratage, électronique, est constaté en France.



 Un deuxième drive pour Carrefour Market
6 septembre
Un deuxième Carrefour Market propose le drive depuis aujourd'hui, après celui de Bourg-la-Reine, inauguré avant l'été.

L'heureux élu est le supermarché de Morangis dans l'Essonne. 6 000 références sont disponibles au même prix que le magasin, sans frais de préparation (laquelle repose sur du picking en magasin, y compris pour les hypers). Carrefour Market débute modestement ce nouveau métier : trois places de parking seulement sont réservées pour l'heure au retrait des commandes.
Ce n'est que le quatrième drive en service chez Carrefour, y compris les deux tests entamés avant l'été à Nantes la Beaujoire et Tours (sur un entrepôt seul, non accolé à un point de vente). Des tests dont le démarrage serait plus lent qu'espéré, de bonne source chez Carrefour.

Il n'en reste pas moins que le groupe a prévu de mettre les bouchées doubles pour rattraper son retard en la matière. Il a annoncé la semaine dernière, lors de la présentation des résultats semestriels, qu'il ouvrirait la bagatelle de 46 drives d'ici à la fin de l'année : 22 en hypers et 24 en supers. N'en reste donc "plus que" 42 avant fin décembre pour tenir l'objectif ! Prochains annoncés : St Brice sous Forêt, le 14 septembre, puis Distré (un franchisé Carrefour Market), ou encore Quétigny, Orange, L'Isle d'Abeau et Crêches sur Saône.



Carrefour Market : les salariés en sursis
27 août
A Pierre Blanche, l'Intermarché fera place à un Carrefour Market d'ici la fin d'année, avec à sa tête, toujours la même direction. Un changement d'enseigne qui inquiète les salariés du Carrefour Market en centre-ville de Bellegarde, dont la surface se verra bientôt réduite.

Le patron de l'Intermarché, Dominique Da Prato, quitte donc les Mousquetaires pour rejoindre l'enseigne Carrefour, « qui a démontré depuis de nombreuses années son savoir-faire et sa capacité à drainer un fort potentiel client », explique-t-il. La décision personnelle d'un chef d'entreprise qui, après 20 ans de fidélité à Intermarché, « avec une vraie fierté d'appartenance », veut « changer de braquet ». D'où ce choix pour l'enseigne Carrefour, poids lourd de la grande distribution, avec l'objectif dans un futur proche de faire passer la surface de vente de son magasin de 4800 m² à 6500 m². Ce sera un Carrefour Market dans un premier temps, avec la volonté à terme de passer à l'enseigne Carrefour, sous la forme d'une franchise.

Des salariés Bradés ? 
En centre-ville de Bellegarde, les salariés de l'autre Carrefour Market font la grimace. Le 11 juillet dernier, ils ont appris la mauvaise nouvelle de leur directeur régional : la surface de vente de leur magasin passera de 2761 m² à 1850 m² d'ici novembre. Suppression du non-alimentaire, 20  % de chiffre d'affaires brut en moins et des questions qui restent en suspens. « Est-ce que le propriétaire d'Intermarché aurait imposé une réduction de notre surface pour prendre l'enseigne Carrefour et atteindre ses objectifs ? » les élus FO s'inquiètent sur l'avenir à moyen terme de la structure en centre-ville. La décision de réduire la surface est incompréhensible. En effet, les 50 salariés ont fait évolué le chiffre d'affaires de 9 % en 2010 et 2011 est également en progression. Les élus FO interviendront lors du CE du 6 septembre prochain afin de connaître les vais raisons de ce volte face de la direction et de sauver les salariés d'un naufrafe assuré. Nous pouvons comprendre que carrefour souhaite développer son réseau franchisé mais certainement pas au détriment des salariés intégrés.


 Fin de conflit chez Market !
16 juin
Suite à la mobilisation des salariés dans nos magasins, la direction a accépté de réouvrir le dialogue ce jour.

Les 2 organisations syndicales principales (FO - CGT) mettent fin au conflit au travers d'un "PROTOCOLE DE FIN CONFLIT" par lequel nous avons négocié les heures de grève des salariés.
2 choix possibles :
- soit une retenue sur salaire correspondant aux heures de grève effectuées.
- soit une récupération des heures.

FO a signé l'accord sociale, par lequel nous avons obtenu un certain nombre d'avancée.
Notamment sur les "Titres restaurant", et la mise en place d'une commission pour l'extension des droits d'attribution de TR auprès de l'URSSAF.
10 % de remise sur achat valable également sur la billeterie, l'assurance Carrefour et le fuel domestique.
Augmentation de la dotation pour le fond de solidarité... (Voir NAO 2011)

Force-Ouvrière estime que les conditions salariales proposées par la direction ne correspondent pas aux attentes des salariés.
Pour rappel FO demandait 3% au 1er mars. La direction s'est engagé sur 2% (niveau A) et 2,5% (niveau B) au 1er avril.
Fo n'est  donc pas signataire de l'accord sur l'augmentation des salaires 2011.
Sont signataires du protocole fin de conflit : FO - CGT - CFDT
Accord sociale : FO - CGT - CFDT - CFTC - CGC
Accord salaires : CFDT - CFTC : l'accord sera applicable à compter de ce jour.


 11 juin : FO Market se mobilise
9 juin
Suite à notre courrier demandant la réouverture des négociations sur les salaires et les critères d'attribution des tickets restaurant, la direction de Carrefour Market n'a pas souhaité répondre favorablement à nos revendications. De fait, les élus Force-Ouvrière Market se mobiliseront, ce samedi 11 jui, afin de défendre le pouvoir d'achat mais également l'égalité de traitement dans l'attribution des tickets restaurant.

Téléchargez l'affiche
Téléchargez l'affiche



 Carrefour Market : premier bilan de "Tous Commerçants"
16 mai
Déployée dans 166 supermarchés Carrefour Market, la nouvelle organisation du travail suscite le mécontentement des syndicats. Mais les ratios de productivité, eux, sont bons.

En interne, les salariés l'appellent "tous co". Le nouveau modèle d'organisation du travail chez Carrefour Market, baptisé "Tous Commerçants",est un projet visant à restructurer toute l’organisation du travail en magasin. Après quelques semaines de mise en place, ce modèle semble pourtant atteindre ses objectifs. En tout cas ceux fixés par la direction, qui suit le sujet avec d'autant plus d'attention que, dans l'esprit, "Tous Commerçants" est très proche de la nouvelle organisation testée dans les hypers du groupe.

Davantage de polyactivité

Petit rappel. Carrefour Market a revu l'organigramme de ses supermarchés en y introduisant davantage de polyactivité. Les employés ne sont plus affectés à un rayon unique et peuvent même partager leur temps entre rayon et caisses. De la même manière, le personnel des caisses peut aussi effectuer des tâches en rayon.
Concrètement, dans un supermarché type, deux managers de magasin, placés sous l'autorité du directeur, se relaient dans la journée. Leur responsabilité s'exerce sur l'ensemble du magasin. Seule la zone marché, au fonctionnement spécifique, conserve son manager de rayon.

Nouveaux métiers
Deux nouveaux métiers sont aussi créés. L'approvisionneur principal s'occupe des réceptions et répartit les équipes pour la mise en rayon du matin (accélérée grâce la dépote partielle de la veille au soir).
Le gestionnaire de stock pilote les stocks, donc, mais gère aussi les commandes, le CA et la marge de chaque rayon. Il est également garant du suivi des prix, de l'étiquetage et du balisage.

Valeur horaire du travail
Le projet "Tous Commerçants", révélé par Linéaires dès avril 2010, devait être déployé à partir de juin dernier. Suite à une forte opposition des syndicats, les conversions n'ont démarré qu'en octobre 2010. A fin avril 2011, cinq vagues de déploiement d'une trentaine de sites avaient permis d'installer le nouveau modèle dans 166 magasins (soit environ un tiers du parc intégré).
Premier effet mesuré : les coûts journaliers diminuent. Le fameux ratio de "valeur horaire du travail" (CA/heure travaillée) atteint le niveau ciblé au bout de quelques semaines, selon une source syndicale.
Autre motif de satisfaction : la baisse des ruptures à moyen terme. Une fois la nouvelle organisation "digérée", le taux de ruptures diminuerait de 7 % par mois, selon la même source. L'absentéisme, lui, n'est pas plus élevé que dans les magasins non convertis.

Réduire le personnel
Le syndicat FO, en revanche, fait remonter le mécontentement des salariés sur plusieurs points. Si le manque de bras est reproché pour l'ensemble du parc, "Tous Commerçants" est perçu comme un projet visant à réduire le personnel en magasin.
Toujours selon le syndicat, les changements d'horaire passent mal. Des problèmes d'amplitude, de respect des coupures sont signalés. Les limites de la polyactivité (2 secteurs maximum pour un employé) ne sont pas toujours respectées. Les managers de magasin ne sont pas non plus censés cumuler des ouvertures et des fermetures à suivre.
Si le taux d'intervention "humaine" diminue sur les commandes automatiques, de nombreux gestionnaires de stock, interrogés par le syndicat, n'arriveraient cependant pas à accomplir toutes les tâches demandées.


 FO Carrefour Market signe l'accord Handicap.

Le 17 décembre dernier FO a signé le second accord Handicap Market.

L’accord prendra effet à compter du 1er janvier 2011 pour une période de trois années civiles, soit jusqu’au 31 décembre 2013.
Il s’appui sur 5 axes:
- le management de la démarche
- le recrutement
- le maintien dans l’emploi
- la formation et l’évolution professionnelle
- le soutien para-professionnel.
Cet accord est dans la continuité du précédent accord et l'améliore substantiellement.
Des mesures renforcent le maintien dans l'emploi et  l'accompagnement des salariés ayant un handicap.

Téléchargez l'accord Handicap 2010-2013


 FO market empêche l’ouverture dominicale

La direction de Carrefour Market du satellite du SUD-EST souhaitait ouvrir les magasins du département de l'Ardèche le dimanche 2 janvier et ceux malgré l'arrêté préfectoral et l'intrevention des élus FO lors du CE de décembre.

La position du DO était d'ouvrir les magasins sur la fin d’année et le 2 janvier sans possibilité de négocier. Pour la DRH, le dimanche 2 janvier fait partie des 3 derniers dimanches de l’année.

Les élus FO sont intervenus auprès de l'inspection du travail.
Le résultat ne s'est pas fait attendre puisque les magasins n'ont pas été ouverts. En effet, l'arrêté préfectoral ne prévoit que l’ouverture des 3 derniers dimanches de l’année et sur le mois de décembre.


 Market : « Travailler le dimanche pour 2,03 € de plus »

Au Carrefour Market d'Alençon, les salariés ont débrayé pour être mieux indemnisés quand le magasin ouvrira le dimanche.
« Pour un dimanche travaillé, de 9 h à 12 h 30, je vais gagner 2,03 € de plus, a calculé cette caissière du Carrefour Market. Ça nous gâche quand même notre dimanche, on veut que ce soit mieux payé. »

Ils partageaient tous cet avis, samedi à 11 h 30 devant le magasin. Avec l'appui de deux délégués Force ouvrière, Pierrette Royer et Daniel Simons, une petite vingtaine d'employés ont débrayé durant une heure.
Pas pour s'opposer à l'ouverture dominicale prévue à compter du 7 novembre. Mais pour être davantage indemnisés : « Ces heures seront payées 10 % plus cher, explique Pierrette Royer. Alors qu'en heures supplémentaires, ça serait 50 %. »
Patricia, Françoise, Catherine et les autres ont distribué des tracts aux clients. Beaucoup disent ne pas approuver cette ouverture dominicale. « Mais on sait bien qu'il y aura sûrement pas mal de monde à venir », confient les trois femmes. Qui, comme Catherine, ne sont pas très enthousiastes à l'idée de sacrifier leur septième jour : « Ici, ça se fait bien sur la base du volontariat. Mais on se sent un peu obligé, par solidarité avec nos collègues. Pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui travaillent le dimanche. »

Les relations avec le directeur du magasin sont bonnes. L'action des employés était plutôt destinée à la direction nationale de Carrefour Market. Qui a commenté, via son service presse : « Cette ouverture permet d'offrir plus de souplesse aux clients et plus d'opportunités aux salariés qui souhaitent travailler plus. » Plus, c'est combien ? « Une majoration de 10 % » confirme le service presse. Avec Carrefour, le positif est un peu court.



 Bourg en bresse: Table ronde sur l'ouverture des dimanches

Ce matin 8 octobre 2010 à 10h, Jean François Debat, Maire de Bourg en Bresse a convié dans les locaux de la mairie les représentants des grandes surfaces de sa commune, les différentes organisations syndicales, les élus des communes avoisinantes ainsi que Monsieur Breton, député de l’Ain.

Ont répondu présents :
-M le maire de Bourg en Bresse et son chef de cabinet
-M le maire de Péronnas
-M le maire de St Denis les Bourg
-M le député de l’Ain et son chef de cabinet
-M le directeur de l’hyper Carrefour
-M le directeur de l’enseigne Casino
-M le directeur de l’enseigne Leclerc
-M le représentant de la chambre de commerce et industrie de l’Ain
-les représentants des syndicats FO (Annick Danrey et Jean-Paul Archeny) et CGT des magasins carrefour Market.

Messieurs les directeurs de Carrefour Market BOURG et ST DENIS n’ont pas jugé utile de se déplacer.
Ils sont tout de mêmes venus avec ¾ d’heures de retard, à la demande générale, par l’intermédiaire de Monsieur le directeur de l’Hyper Carrefour.
Messieurs Debat et Breton, appuyés par les maires des communes environnantes, nous ont tout d’abord rappelé leur ferme opposition à l’ouverture systématique des grandes surfaces le dimanche, préférant préserver une activité de centre ville au travers l’ouverture des petits commerces.
D’autre part, ils ne sont pas favorables à ces ouvertures qui se font au détriment de la vie sociale des salariés, et dont l’effet de concurrence amène des ouvertures en chaine de multiples enseignes, masquées sous le prétexte de contexte économique difficile.

Ensuite les représentants des différentes enseignes ont été priés de donner leurs positions.
L’enseigne Intermarché n’était pas physiquement représentée, mais un courrier qui avait été envoyé a été lu. Celui ci attestait de l’opposition de cette enseigne à l’ouverture des dimanches.
Monsieur le directeur de Casino déclare que son magasin est ouvert le dimanche de longue date et sur la base du volontariat avec des étudiants et des primes de résultat.
Monsieur le directeur de l’hyper Carrefour déclare ouvrir seulement les dimanches précédant les fêtes de Noel et n’est pas favorable à une ouverture régulière tout au long de l’année.
Monsieur le directeur de Leclerc déclare être contre l’ouverture des dimanches et pour la sauvegarde de la bonne organisation sociale des salariés de son entreprise.
Pour le représentant de la chambre de commerce, l’avis est clair : il n’a jamais souhaité ou encouragé l’ouverture des dimanches. Il préférerait l’ouverture d’une grande surface en centre ville amenant des clients dans les autres petits commerces, qui ouvrent réellement par nécessité.
Il estime cependant qu’une marche arrière serait difficilement envisageable.
Peut être y aurait il une démarche à effectuer en utilisant les dispositions légales des art R.3132-8 et L.3132-13 faisant état de la dérogation au repos hebdomadaire sur la base de l’activité principalement alimentaire de ces magasins, en demandant des justificatifs de la part alimentaire et non alimentaire en terme de mètres carrés et chiffre d’affaire, des enseignes qui ouvrent le dimanche.

La maire de Bourg en Bresse a la nette impression que la part alimentaire n’est plus largement majoritaire, telle que définie dans l’article du code du travail.
Messieurs Théard et Curt arrivés à 10h45 prennent la réunion en cours, et apportent leurs témoignages, en nous disant que leurs enseignes fonctionnent bien le dimanche, leur chiffre d’affaire du dimanche avoisinerait entre 3 et 5 % du CA hebdo.
Nous certifie que des étudiants sont embauchés (en fait 3 contrats étudiants 8h/hebdo existants sont portés à 12h/hebdo pour l’un des magasins et 4 étudiants + 4 extensions de contrat pour l’autre magasin). Les ouvertures de ces 2 magasins sont motivés par la baisse du CA à cause de l’arrivée d’un nouveau concurrent LECLERC (qui n’ouvre pas le dimanche!)
Monsieur le maire oppose à leur argument que la baisse du CA évoqué a débuté avant l’arrivée du concurrent. 
Il invite les représentants des enseignes Carrefour Market à revoir leur position et à se poser la question de savoir si le jeu en vaut la chandelle.

Les organisations syndicales présentes FO et CGT ont ré affirmé leurs positions qui se rejoignent sur l’opposition à l’ouverture des magasins le dimanche, la sauvegarde du repos dominical, la dénonciation du non respect des accords sur le volontariat, les pressions appliquées, le peu de créations d’emplois, la faible rémunération du travail ce jour là, la désorganisation des vies familiales et privées et le non report sur les autres jours de la semaine des ventes effectuées le dimanche.


 Mondonville, Construction du Carrefour Market :
 un « chantier vert »

Si l'aspect extérieur du magasin est en harmonie avec son environnement immédiat, sa construction est exemplaire. En effet, le Carrefour Market de Mondonville, qui ouvrira le 27 octobre 2010, sera le premier supermarché alimentaire en France certifié HQE (Haute Qualité Environnementale). Toutes les entreprises partenaires se sont engagées dans une démarche « chantier vert » et un coordinateur environnemental est présent sur le chantier

Cela se traduit par la revalorisation des déchets du chantier, la limitation des nuisances sonores, et l'emploi de matériaux à faible impact environnemental. Le bâtiment, en cours d'achèvement, intègre des installations pour économiser l'énergie. La structure du toit en dents de scie favorise l'éclairage naturel et un système de gestion centralisé va réguler l'allumage des néons à basse consommation. « Ces installations, avec la pose de détecteurs de présence dans les zones d'entreposage, le système de chauffage et la performance énergétique des meubles de réfrigération vont nous faire économiser 60 % d'énergie » selon M. Zelmat, directeur du supermarché. « Il y aura aussi des bornes pour les véhicules électriques et l'éclairage du parking de 200 places variera en fonction de l'intensité lumineuse et des périodes d'ouverture du centre commercial ». Les matériaux de construction comme la charpente et les façades en acier et verre sont complètement recyclables en fin de vie. Le personnel a été sensibilisé au tri sélectif et les déchets verts (fruits et Légumes) seront compostés, les graisses de cuisson collectées et valorisées. Une zone de collecte sera mise à disposition des clients pour la collecte des cartouches d'encre, piles et ampoules ainsi que les déchets électriques et électroniques.

« Une soixantaine de produits Engagements Qualité Carrefour seront vendus au Carrefour Market de Mondonville », ajoute M. Zelamat. « L'enseigne veut promouvoir les produits issus de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement ».



 Manifestation devant le carrefour market de Bourg Marboz

En ce dimanche 5 septembre, 8 magasins du satellite ont ouvert leurs portes de manière définitive,   à la clientèle.
Un rassemblement pacifique, organisé par Force-Ouvrière, a eu lieu à Bourg en Bresse.

Dans ce magasin, les salariés et les représentants du personnel en particulier, ont subi de fortes pressions de la direction.
Il leur a été demandé d’une part, d’être volontaires contre leur gré et d’autre part ne pas participer à ce mouvement de protestation, sous peine de représailles.
Nullement impressionnés, une cinquantaine de salariés ont répondu « présents » et sont venus en famille pour certains, prendre le café et les brioches sur le parking.

Soutenus par FO, seul syndicat présent, et par les collègues de l’hyper Carrefour ainsi que ceux de ST Denis et Péronnas qui craignent demain de se retrouver dans la même situation, les employés de BOURG Marboz ont un peu retrouvé le sourire.


Il faut dire aussi, que Monsieur le Maire  en personne est venu apporter son soutien au nom des petits commerçants de la ville.
« Le progrès » et « La voix de l’Ain » ont recueilli les témoignages Jean François DEBAS , maire  de Bourg en Bresse, et des déléguées syndicales nationales « Force_Ouvrière »: Annick DANREY et Huguette GRAU.

Ces quelques photos attestent de la mobilisation dans la bonne humeur.



 Carrefour Market va tester des capteurs d'attente en caisse


Une dizaine de magasins vont tester le nouveau dispositif de capteur d’attente en caisse.
Malgré les efforts mis en place pour réduire l’attente en caisse, la direction constate une faiblesse récurrente à ce niveau.
 Jump /écrans tactiles/ engagements 2+1/polyactivité : le flux client est capricieux et indomptable.


Il s’agit donc de placer une vidéo floutant les clients au dessus des caisses qui mesurera l’attente en 3 zones : verte, orange, rouge et qui déclenchera une alerte sur un mobile en possession du manager pour l’informer que le temps d’attente maximale est atteint.
Un reporting , « rapportage »,sera envoyé tous les jours et toutes les semaines au DM, au DR et au pilote caisse.

A partir de septembre un audit sera lancé concernant une cinquantaine de points pour identifier les mauvaises pratiques éventuelles et mettre en place un plan d’actions prioritaires : Des réunions de caissières, des modifications de planning et la possibilité de rajouter des heures dans une fourchette de 26 à 30 heures hebdo.

Un 1er bilan sera effectué en octobre.
Nous ne pouvons que nous féliciter de cette volonté de réduire l’attente en caisse.
Une question cependant : Ne devrait-on pas investir directement en augmentant le nombre de caissières plutôt, que dans du matériel ?


 Projet "Tous Commerçants", FO demande une expertise

Les tests à peine terminés et les problèmes encore nombreux, la direction s’empresse de déployer le projet « tous commerçants » à l’ensemble des magasins d’ici à fin 2011.
La 1ère vague démarre fin août 2010. Chaque directeur de magasin convoquera les salariés pour des entretiens individuels, durant lesquels, il leur sera demandé leurs disponibilités et leurs souhaits.


IL FAUT SAVOIR :

•Que la polyactivité n’est pas une obligation pour les hôtesses de caisse.
•Que celles qui accepteront , pourront se voir affecter un horaire de mise en rayon
très tôt le matin ou tard le soir pour la dépote jusqu’à 21h minimum.
•Que l’acceptation est définitive,
•Qu’il n’y a aucune compensation, ni en heures, ni en rémunération.
•Qu’à l’heure actuelle, l’organisation du travail  n’a pas pu être appliquée,
 dans les magasins test, telle qu’elle était prévue.
•Que les managers effectuent des heures bien au-delà du respect de nos accords.
•Que certains MDR se sont vus rétrogradés au poste d’EC4.


FACE A UNE DIRECTION QUI VEUT FAIRE PASSER LE PROJET EN FORCE,
  LE SYNDICAT FORCE OUVRIERE, DEMANDE QU’UNE EXPERTISE SUR LES CONSEQUENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES DU PROJET MARKET «TOUS COMMERCANTS » SOIT REALISEE.



Téléchargez le tract FO


 Carrefour Market : Projet "Tous commerçants"

Carrefour Market teste une nouvelle organisation des métiers en magasin. Linéaires en détaille les coulisses : responsabilités transversales, polyactivité, nouvelles fonctions. Encore à l’essai, le modèle devrait être finalisé d’ici juin.

Sous le nom de code « tous commerçants », Carrefour Market s’apprête à réorganiser les métiers dans ses magasins. Les tests ne sont pas encore terminés, mais l'enseigne a accepté de détailler, pour Linéaires, les composantes du projet.

Comme désormais la plupart des chantiers de transformation chez Carrefour, tout, ici, va très vite.
Les nouvelles idées ont été testées dans un premier supermarché laboratoire l’an dernier (Neuville-les-Dieppe, en Seine-Maritime).
Un second a été « ouvert » en février (Dadonville, dans le Loiret) et dès mars, le distributeur a enclenché la deuxième phase de l’opération avec la mise en place de 22 magasins pilotes.

D’ici juin, les dernières questions en suspens auront été tranchées, les modèles ajustés aux différents formats du parc Carrefour Market.
Et le déploiement pourra commencer.

Maître-mot : la polyactivité
Les changements ne sont pas anodins, ils vont concerner la plupart des postes en magasin. Le maître-mot : la polyactivité. Les employés pourront venir en caisse pour absorber les pics de fréquentation, les hôtesses de caisse iront en rayon pendant les heures creuses.

A l’exception de la zone marché, dont la gestion est spécifique, les managers ne seront plus affectés à un rayon ou à un secteur, leur responsabilité s’exercera sur l’ensemble du magasin. Ils seront deux par point de vente et se relaieront dans la journée, le premier assurant les matinées, le second les après-midi.

Deux postes qualifiés créés
Deux postes qualifiés seront également créés, destinés à des employés commerciaux de niveau 4 (EC4). L’approvisionneur arrivera le premier en magasin le matin, bien avant l’ouverture. C’est lui qui répartira les équipes sur les différentes mises en rayon, selon la charge de travail du jour.

Le gestionnaire de stock, comme son nom l’indique, pilotera les stocks, les commandes automatisées.
Il sera responsable de la mise à jour des prix et de la conformité des étiquettes.

L’objectif affiché de la réforme est une plus grande efficacité opérationnelle. Le client devra y trouver son compte : moins d’attente en caisse, moins de ruptures, moins d’erreurs d’étiquetage et des allées dégagées, parce que la mise en rayon devra être quasiment terminée à l’ouverture du magasin.

1 h 30 de dépote le soir
L’intention est louable, mais ce problème de mise en rayon a beau obséder tous les distributeurs, personne n’a encore trouvé la solution idéale. Pour y arriver, le nouveau schéma d’organisation prévoit, plusieurs fois par semaine, de préparer la dépote des palettes le soir, après la fermeture, durant 1 h 30. Ce qui permettra ensuite aux équipes du matin d’avancer beaucoup plus vite.

En supprimant les affectations des salariés à un secteur précis du magasin, le distributeur assume le risque d’une moindre implication du personnel sur « son » rayon. Mais il dit y gagner en solidarité entre les équipes.

Réduction des stocks de 35 à 30 jours
Officiellement, « tous commerçants » n’est pas un projet de réduction des coûts. Mais si Carrefour Market, au passage, peut améliorer quelques ratios, il ne se privera pas. A Neuville les Dieppe, selon nos informations, la durée moyenne des stocks est passée de 35 à 30 jours, grâce à la fluidité du nouveau système. Si le distributeur, en outre, arrive à organiser toutes ses mises en rayon en dehors des heures d’ouverture, il y gagnera évidemment en productivité.
Le projet prévoit également de simplifier d’autres tâches quotidiennes. Les commandes des supermarchés sont déjà très automatisées, sauf pour les promos, sur lesquelles les chefs de rayon conservent la main. Mais Carrefour Market réfléchit à une organisation encore plus centralisée.

Un numéro unique pour la maintenance
L’enseigne veut également simplifier la vie des directeurs de ses magasins, avec quelques détails qui ont leur importance. Un numéro d’appel unique va permettre de contacter tous les prestataires de maintenance. Et toutes les informations adressées aux directeurs seront regroupées et hiérarchisées dans un mail unique, envoyé chaque jour.

Selon les documents internes que Linéaires a pu se procurer, il était envisagé au démarrage du projet que les nouveaux responsables relation clients, en lieu et place des managers caisses, soient de niveau EC4 et non plus agent de maîtrise, comme souvent aujourd’hui.

Deux managers cadres
Ce « déclassement » est désormais abandonné, notamment en raison des lourdes responsabilités du poste sur les flux d’argent. Cela dit, la branche supermarchés de Carrefour suit avec un grand intérêt les tests en cours, en hyper, de gestion automatisée des espèces sur toutes les caisses traditionnelles. Si le procédé se déploie un jour à grande échelle, il n’est pas impossible que la question du statut EC4 se pose à nouveau pour les responsables relation clients.

Le distributeur, lui, préfère insister sur le statut cadre des deux managers de magasin, une « générosité » inédite dans bon nombre de supermarchés actuels.
Sources : Linéaires