ACTUALITÉS
| Assurance scolaire : la MAE attaque Carrefour |
 |
La guerre des prix fait à nouveau rage. La mutuelle reproche à l'enseigne la gratuité des contrats.
Deux jours seulement après la rentrée des classes, la guerre est ouverte dans l'assurance scolaire. Comme l'an dernier, Carrefour propose une assurance gratuite aux clients détenteurs de sa carte de fidélité (17 millions de cartes). |
Comme en 2009, la MAE, qui détient un tiers de ce marché, se défend.
L'année dernière, la mutuelle avait intenté une action en référé afin que l'enseigne cesse de diffuser son offre, mais avait été déboutée. Cette fois, la MAE a assigné Carrefour devant le tribunal de grande instance d'Évry pour «pratiques commerciales déloyales». «Nous voulons faire juger l'affaire au fond. Au-delà du préjudice financier, il y a surtout un préjudice d'image», justifie Edgard Mathias, président de la MAE. «Nous souhaitons que la justice comprenne qu'on ne peut pas, en matière d'assurance et d'enfant, traiter les choses à la légère», poursuit-il.
Entre 10 et 30 euros
La mutuelle réclame 350.000 euros en réparation du préjudice. Un montant calculé sur la base de chiffres communiqués par Carrefour lors de l'audience en référé en 2009, le distributeur tablant alors sur la souscription de 20.000 à 25.000 assurances scolaires. Vendredi, Carrefour disait «regretter» l'action de justice menée par la MAE. Avec son offre gratuite, le distributeur entend «répondre aux attentes de ses clients. Dans le contexte économique actuel, le pouvoir d'achat est au cœur des préoccupations des familles», indique-t-on chez Carrefour.
| Les salariés sont jugés "âgés" bien avant la retraite |
 |
Malgré une évolution depuis dix ans, les salariés restent considérés comme "âgés" par les employeurs "bien avant l'âge de la retraite" (58 ans et demi en moyenne) et la formation continue diminue après 50 ans, indiquent deux études du ministère de l'Emploi (Dares) publiées vendredi.
|
58 ans et demi correspond à l'âge moyen à partir duquel les employeurs considèrent les salariés de leur établissement comme "âgés", selon une enquête menée en 2008 sur la Gestion des salariés de 50 ans ou plus (EGS50+).
Cet âge est "bien inférieur à l'âge minimal légal de départ à la retraite dans le secteur privé (60 ans) ainsi qu'à l'âge moyen de liquidation de la retraite dans le secteur privé (61,5 ans en 2009)", souligne la Dares.
Les trois quarts des employeurs ont accepté de répondre à cette question qui appelait une réponse spontanée, 17% ont refusé et 8% se sont dits sans opinion.
En 2001, "66% des employeurs considéraient qu'on était +âgé+ avant 55 ans, contre 44% en 2008, et 91% considéraient qu'on était +âgé+ avant 60 ans contre 86% en 2008", a précisé la Dares.
Ces évolutions s'inscrivent dans un contexte de vieillissement rapide de la main d'oeuvre : au nombre de 6,3 millions en 2008, les salariés de 50 ans et plus représentent 24,3% de l'emploi total, contre 4,7 millions en 2000 (20,5%).
Ce vieillissement est lié à l'arrivée à la cinquantaine des générations nombreuses du baby-boom. Seuls 13% des entreprises se préoccupaient de la question du vieillissement au début de la décennie 2000, rappelle l'étude.
Par ailleurs, depuis le début de la décennie, les mesures se multiplient pour tenter de favoriser le maintien en emploi des seniors.
L'analyse de la pyramide des âges est intégrée à la gestion de davantage d'établissements (36% en 2008, contre 25% en 2001).
Interrogés sur ce vieillissement, 70% des responsables estiment que ce sera positif en terme d'expérience et de transmission des savoirs-faire.
Les craintes exprimées concernent principalement les coûts salariaux, la productivité du travail et les perspectives de carrière pour les plus jeunes mais elles "s'atténuent" selon la Dares.
L'âge demeure un facteur discriminant dans l'accès à la formation. En 2006, 44% des salariés accédaient à une formation, contre 34% pour les seniors (38% pour les 50-54 ans, 31% pour les 55-59 ans et 24% pour les 60-64 ans).
Par ailleurs, si la majorité des établissements (57%) a formé des salariés en 2007, seulement une minorité (37%) a formé ses seniors.
La Dares livre aussi un chiffre éloquent sur les difficultés pour se faire embaucher après 50 ans.
En 2007, 18% des établissements ont recruté au moins un senior tandis que 81% ont recruté au moins un salarié. L'écart a peu évolué depuis 2000, avec respectivement 24% et 91%.
Lorsqu'ils sont recrutés, les seniors le sont "pour leurs compétences spécifiques", parfois aussi "pour leur meilleure connaissance du monde du travail", selon la Dares.
| Tutorat : La prise en charge des dépenses plafonnée à 230 € |
 |
La prise en charge des dépenses de tutorat plafonnée à 230 € par mois
Les modalités de prise en charge du tutorat des jeunes embauchés ou stagiaires dans l’entreprise sont fixées par un décret du 15 juin 2010. |
La loi relative à la formation professionnelle du 24 novembre 2009 a en effet prévu qu’à titre expérimental, les Opca pourront prendre en charge, au titre du plan de formation, certaines dépenses liées au tutorat de jeunes de moins de 26 ans embauchés depuis moins de six mois ou stagiaires dans l’entreprise, dès lors qu’elle sont engagées avant le 31 décembre 2011.
Conditions tenant au tutorat
Les dépenses de tutorat visées sont celles réalisées au bénéfice :
– de jeunes embauchés depuis moins de six mois sous contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée d’au moins 12 mois ;
– de stagiaires accueillis dans les conditions légales dans l’entreprise.
Ce tutorat s’exerce dans les mêmes conditions que celles prévues dans le cadre du contrat de professionnalisation (C. trav., art. D. 6325-6 à D. 6325-9), notamment : tutorat exercé par un salarié qualifié de l’entreprise, justifiant d’au moins deux ans d’expérience professionnelle dans une qualification en rapport avec l’objectif visé ; nombre maximum de trois jeunes par tuteur, deux si le tuteur est l’employeur.
Modalités de la prise en charge
La loi prévoit que la prise en charge peut couvrir une part de la rémunération du tuteur et d’éventuels compléments de salaire versés au salarié en contrepartie de son activité de tutorat.
Selon le décret, ces dépenses peuvent être financées par l’Opca au titre de la participation des employeurs au développement de la formation professionnelle dans le cadre du plan de formation :
– dans la limite de 230 € par mois par jeune ;
– et pour une durée maximale de six mois pour un jeune embauché et de trois mois pour un stagiaire. Dernière précision : les dépenses doivent être engagées avant le 31 décembre 2011.
D. n° 2010-661 du 15 juin 2010, JO 17 juin, p. 11040
| Chine: Carrefour intente un procès à un concurrent |
 |
Carrefour intente un procès à un concurrent pour usurpation de logo
Le géant de la distribution Carrefour a intenté un procès à une chaîne de supermarchés chinoise qu'il accuse d'avoir usurpé son nom et son logo, a indiqué mardi à l'AFP un porte-parole du groupe français en Chine, confirmant une information de l'agence Chine nouvelle.
|
Carrefour demande à la chaîne Anhui Jiale, fondée en 2002 et qui possède aujourd'hui 160 supermarchés dans la région de Fuyang de la province de l'Anhui (est), de lui verser six millions de yuans (698.500 euros) de dommages, selon l'agence officielle chinoise.
"Un procès a bien lieu mais nous ne pouvons pas en dire plus car il est en cours", a déclaré à l'AFP le porte-parole de Carrefour sous couvert de l'anonymat.
Le géant de la distribution accuse la chaîne de supermarchés locale d'avoir utilisé jusqu'en 2009 son nom chinois et son logo sur ses enseignes, ses sacs, ses étiquettes et ses tickets de caisse, précise Chine nouvelle.
Le procès a démarré le 18 août dans la capitale de la province de l'Anhui, Hefei, selon l'agence.
Anhui Jiale se défend en arguant avoir changé de nom avant le dépôt de plainte par Carrefour.
La société chinoise estime aussi que le nom chinois de Carrefour, traduit phonétiquement "Jialefu", qui signifie "bonheur familial", et sa graphie pour former un logo ne sont pas suffisamment distinctifs pour pouvoir constituer une marque déposée.
| Carrefour : «L’esprit bazard appartient au passé» |
 |
Le directeur général de l’enseigne, Lars Olofsson, veut réorganiser ses hypermarchés autour de neuf pôles. Il veut relancer ses grandes surfaces dans un contexte économique qu’il juge «morose». |
Pour CARREFOUR, la rentrée se place sous le signe du renouveau. Le patron de l’enseigne, Lars Olofsson, présentera mardi un nouveau concept d’hypermarché. «Le concept «tout sous le même toit», l’esprit bazar, appartiennent au passé», affirme-t-il dans une interview au Journal du Dimanche.
L’hypermarché nouveau façon Carrefour, c’est un espace réorganisé autour de neuf pôles, dont la décoration et le textile. «L’épicerie sera plus compétitive en termes de prix», ajoute Lars Olofsson. Un pôle entier sera concentré sur «l’évènementiel», avec «deux thématiques fortes par mois en magasin pour surprendre» les clients, précise le directeur général.
Carrefour, numéro deux mondial de la grande distribution, doit faire face à une érosion de la clientèle des grandes surfaces. Le contexte n’est pas facile, reconnaît Lars Olofsson : «Je pense que dans les prochains mois, la consommation restera stable. (…) On reste dans un contexte morose».
Le groupe s’en sortirait toutefois mieux que ses concurrents. «En France, la part de marché de Carrefour de 24% a grimpé de presque un point depuis le début de l’année à périmètre constant», se réjouit le directeur général. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 24,9 milliards d’euros au deuxième trimestre, en hausse de 6,3%. Les résultats semestriels seront présentés le 31 août.
figaro.fr
| Carrefour : se mobilise suite aux inondations en Chine |
 |
Depuis deux semaines, les provinces Chinoises de Gansu et du Sichuan sont touchées par de violentes inondations et coulées de boues, entraînant le décès de plus d'un millier de personnes. Selon le ministère des Affaires Civiles, au moins 45.000 hommes, femmes et enfants ont également été évacuées. |
En réponse à cette catastrophe, Carrefour Chine (Groupe Carrefour) et la Fondation Carrefour se mobilisent pour apporter une aide essentielle aux victimes en soutenant l'action de la Croix Rouge Chinoise.
Grâce à un don financier de 1M RMB (soit environ 115 KE), la Croix Rouge Chinoise va pouvoir renforcer ses actions de secours et de reconstruction. Ainsi, cette aide est destinée à l'achat de véhicules et de matériel pour mener à bien les travaux de secours.
Depuis le début de l'année, la Fondation Carrefour s'est mobilisée à 7 reprises et dans 5 pays pour venir en aide aux victimes de catastrophes, en soutenant les actions des équipes de Carrefour (dons alimentaires et non-alimentaires) ou en octroyant un don financier à une ONG. Au total, plus de 880 KE ont été débloqués au titre d'aide d'urgence par la Fondation.
 |
L’écart de salaires entre hommes et femmes sans interruption de carrière s’élève à 17 %Selon une récente étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), parmi les personnes âgées de 39 à 49 ans, les femmes gagnent en moyenne 27 % de moins que leurs collègues masculins. |
Cet écart de salaires horaires s’explique notamment par le parcours professionnel des femmes, moins linéaire que celui des hommes. En effet, 26 % des mères, tous âges confondus, déclarent êtres inactives, au chômage ou en congé parental. De plus, près de 9 % d’entre elles affirment réduire leur temps de travail.
Néanmoins, même lorsqu’elles n’ont pas interrompu leur carrière professionnelle, les femmes restent pénalisées en matière de salaires vis-à-vis de leurs collègues masculins.
Une grande partie de l’inégalité salariale est injustifiée
L’étude de l’OFCE compare le salaire horaire des hommes et des femmes entre 39 et 49 ans n’ayant connu aucune interruption de carrière pour raison familiale. L’écart est alors de 17 % au détriment des femmes. Pourtant, les femmes qui n’ont pas interrompu leur carrière sont un peu plus diplômées que les hommes (19 % contre 17 % ont au moins un niveau bac + 3), ont la même durée d’expérience (23 ans), et un peu plus d’ancienneté (17 ans contre 15 ans).
Selon les auteurs de l’étude, cette différence de salaire s’explique par plusieurs facteurs : les hommes occupent moins souvent des emplois à temps partiel, travaillent dans des secteurs économiques plus rémunérateurs, effectuent davantage d’heures supplémentaires, ont plus fréquemment des horaires décalés, et occupent des positions professionnelles supérieures. En effet, les hommes sont plus souvent cadres que les femmes. Mais l’ensemble de ces facteurs structurels n’explique que 30 % de cet écart de salaires.
Ainsi, la présence continue des femmes sur le marché du travail ne leur permet pas d’obtenir des rémunérations à hauteur de celles de leurs collègues masculins.
En revanche, les femmes sans interruption de carrière gagnent en moyenne 23 % de plus que celles qui ont temporairement arrêté de travailler pour raisons familiales. Ici, cet écart s’explique presque totalement par des facteurs objectifs. En effet, les femmes avec une carrière continue sont plus diplômées (19 % ont au moins bac + 3 contre 12 % pour les autres), ont accumulé davantage d’expérience professionnelle (23 ans en moyenne contre 18 ans), et sont davantage restées avec le même employeur, alors que celles qui sont revenues sur le marché du travail en ont plus souvent changé.
Causes de ce phénomène
L’OFCE avance plusieurs explications à l’inégalité salariale injustifiée entre hommes et femmes.
• Postes moins exigeants. Les femmes qui poursuivent leur carrière en conciliant travail et charges familiales peuvent rechercher des postes moins exigeants. Elles « échangent » ainsi un salaire plus bas contre une plus grande souplesse horaire ou encore une moindre intensité de travail.
• Plafond de verre. L’étude relève que les femmes se heurtent à des obstacles croissants dans leur progression de carrière.
• Suspicion de l’employeur. Les femmes sont considérées comme susceptibles de sortir du marché du travail pour raisons familiales, temporairement ou définitivement, et ce, même si elles n’ont jamais eu l’intention d’interrompre leur carrière. Elles sont suspectées de ne pas être attachées à leur poste. Cette méfiance peut d’ailleurs les pousser à moins s’engager dans leur travail, confirmant a posteriori les préjugés des employeurs.
Selon les auteurs de l’étude, deux types de solutions apparaissent en vue de lutter contre ce phénomène : mener une carrière continue devrait être la norme, ou il devrait y avoir incertitude sur qui, du père ou de la mère, va interrompre son activité professionnelle. Ainsi, grâce à une volonté politique forte, un congé parental mieux rémunéré pourrait être développé
| Quand la grande distribution se met à la production de films |
 |
Et si Carrefour, Auchan et Casino se lançaient un jour dans la production de films ?
L'idée semble saugrenue, voire complètement folle, mais finalement pas tant que ça. |
C'est ce qui est en train de se passer au Royaume-Uni où Tesco, 1er groupe de distribution britannique, produit en ce moment même avec Amber Entertainment un long-métrage, en tournage à Paris.
Paris Connections (avec entre autres Anthony Delon), adaptation libre d'un roman de Jackie Collins, sortira directement en DVD (un "DVD Premiere"), à la vente uniquement dans les magasins Tesco. Evidemment. Et comme le souligne The Guardian, si l'opération est un succès cela pourrait révolutionner l'industrie du cinéma en "supprimant d'un seul coup les distributeurs et les agents et en transformant le nombre de films financés".
D'ailleurs, si l'on en croit l'article du Guardian, Tesco serait un producteur (à peu près) comme les autres. Pas de plateaux-repas Tesco, pas de placements de produits, pas de "conseils" créatifs, juste une consigne : pas trop de sexe. "La seule chose qu'ils ont demandé est de ne pas faire un film porno. Ils veulent garder le film PG15 (ndlr : interdit aux moins de 15 ans)", précise au Guardian Lawrence Elman, un des producteurs de Paris Connections.
Si le budget reste inconnu, les producteurs insistent pour dire que le film sera de qualité, avec une équipe de techniciens réputés. "L'idée préconçue qu'un film qui sort directement en DVD est une série B doit être oubliée. Le 'DVD Premiere' est un moyen nouveau et excitant pour les consommateurs et le public de voir différents genres de produits", insiste Ileen Maisel, la productrice d'Amber Entertainement dont vient l'idée de travailler avec Tesco.
Alors la grande distribution qui produit des films : une nouvelle mode ? En tout cas, Tesco compte bien ne pas en rester là et a le projet de produire environ trois films par an, exclusivement des adaptations d'auteurs populaires. Qui sait ? Peut-être trouverons-nous nous aussi un jour en France un "DVD Premiere" estampillé Carrefour, entre les plats cuisinés et les paquets de gâteaux.
| L’allocation de rentrée scolaire |
 |
L’allocation de rentrée scolaire (ARS) est attribuée sous condition de ressources aux familles aux revenus modestes qui ont des enfants de 6 à 18 ans (nés entre le 16 septembre 1992 et le 31 janvier 2005).
|
Pour l’année 2010, son montant, par enfant et par an, est ainsi fixé :
De 6 à 10 ans : 280,76 euros.
De 11 à 14 ans : 296,22 euros.
De 15 à 18 ans : 306,51 euros.
Pour les enfants de 6 à 16 ans, l’ARS est automatiquement versée par les Caisses d’allocations familiales (Caf), en une seule fois et au plus tard le 21 août 2010. Pour les jeunes de 16 à 18 ans, elle est versée après que la Caf ou la Mutuelle sociale agricole (MSA) ont reçu un justificatif de scolarité ou d’apprentissage.
| Hausse préoccupante des maladies professionnelles en 2009 |
 |
Alors que le nombre d’accidents du travail a reculé de 7,5 % en 2009, sous l’effet d’une diminution de l’activité salariée du fait de la crise économique, celui des maladies professionnelles s’est envolé, constate la Cnam dans son rapport de gestion 2009 mis en ligne le 9 juillet. |
Il a en effet augmenté de près de 9 %, soit une hausse annuelle moyenne de 13,5 % sur la période 1998-2009.
Près de 50 000 nouvelles maladies professionnelles reconnues
Entre 2008 et 2009, le nombre des maladies professionnelles a augmenté de 8,7 %, approchant la barre des 50 000 nouveaux cas, après une hausse de 3,6 % en 2008 comme en 2007. Un chiffre à « relativiser » selon la Cnam, du fait d’une modification du traitement des dossiers de maladies professionnelles concernant plusieurs affections figurant sur un même tableau, effective depuis 2008, et qui consiste à traiter ces maladies syndrome par syndrome et non plus « multisyndromes ». Aussi, pour améliorer les comparaisons année par année, la Cnam ne comptabilise qu’une seule fois les personnes se voyant reconnues deux maladies professionnelles ou plus, sur le même tableau, au cours d’une année. Ce décompte ramène l’évolution entre 2008 et 2009 à + 5,1 %, « ce qui reste néanmoins très préoccupant », souligne le rapport. Environ 80 % des maladies professionnelles correspondent à des troubles musculo-squelettiques, de mieux en mieux identifiés, en hausse de 7,2 % en 2009.
La Cnam s’inquiète particulièrement de l’augmentation du nombre de décès l’année dernière, en hausse de 32,7 %.
Ceux-ci se concentrent :
– pour 66 % sur les tableaux 30 (amiante) ;
– pour 9 % sur les tableaux 25 (pneumoconioses consécutives à l’inhalation de silice) et 47 (affections provoquées par les poussières de bois).
Diminution des accidents du travail et hausse des accidents de trajet
La diminution de l’activité salariée en 2009, de 2,2 %, a mécaniquement fait baisser le nombre d’accidents du travail, qui a reculé de 7,5 % (après – 2,2 % en 2008 et + 2,8 % en 2007), à 651 453 accidents. L’indice de fréquence est ainsi tombé au « niveau inédit » de 36 accidents pour 1 000 salariés (contre 38 pour 1 000 en 2008 et 39,4 pour 1 000 en 2007). Le nombre des nouvelles incapacités permanentes et le nombre de décès consécutifs aux accidents du travail ont également diminué en 2009 (respectivement de 2,3 % et de 5,4 %), de même que le nombre de journées d’incapacité temporaire de travail (– 1,9 %) alors qu’il avait augmenté les trois années précédentes.
Enfin, le nombre d’accidents de trajet s’inscrit à la hausse sur les cinq dernières années. En 2009, la progression est de 6,8 %. La Cnam note, qu’après une période de stabilité, la fréquence des accidents de trajet a augmenté l’année dernière pour s’établir à 5,1 accidents pour 1 000 salariés, le recul constaté de l’emploi se trouvant quasiment compensé par l’augmentation de l’indice de fréquence routier (+ 1,8 %)
| Carrefour lance la vente de ses hypers dans trois pays d'Asie |
 |
Le groupe de distribution français Carrefour a lancé formellement il y a quelques jours le processus de cession de ses hypermarchés dans trois pays d'Asie, la Thaïlande, la Malaisie et Singapour. Epaulée par Goldman Sachs et UBS, le groupe a envoyé mi juillet les info-mémos, documents destinés aux candidats potentiels, qui donnent des éléments d'information sur les actifs cédés. |
Le premier tour est prévu début septembre et Carrefour espère tirer 800 millions d'euros de la cession de ses trois filiales, mais la valorisation serait inférieure, selon certaines sources.
De nombreux acheteurs occidentaux et locaux se seraient déjà manifestés, dont Tesco, Dairy Farm, et le français Casino. Les noms du japonais Aeon et d'acheteurs coréens ont été aussi mentionnés. Les actifs à vendre représentent 60 magasins, 39 en Thaïlande, 19 en Malaisie et 2 à Singapour, pour des ventes TTC qui ont atteint un peu plus d'un milliard en 2009. Carrefour envisagerait de céder ces actifs en deux morceaux, une partie étant constituée de Singapour et de la Malaisie, l'autre de la Thaïlande. Le groupe est également présent en Chine, en Indonésie et à Taïwan, où il compte environ 280 magasins.
| Carrefour vend la vie plus belle à ses salariés |
 |
Les syndicats critiquent une campagne de communication interne éloignée de la réalité du terrain.
«J’ai un bon salaire pour le travail que je fais»,«Mon manager m’aide»,«J’ai des opportunités pour évoluer»,«Mon environnement et mes conditions de travail sont bons»… Depuis quelques semaines, ces assertions s’affichent sur des grands panneaux de 2 mètres sur 3 dans les espaces réservés au personnel des hypermarchés de Carrefour en France.
|
Ces 7 commandements incarnent le volet ressources humaines (RH) du plan stratégique à cinq ans impulsé par Lars Olofsson. Depuis qu’il est arrivé à la tête du numéro 2 mondial de la distribution, en 2009, il doit redorer le blason de l’enseigne et de son cours en Bourse. Qui ne cesse de s’effriter depuis que Bernard Arnault et Sébastien Bazin (respectivement patrons de LVMH et de Colony Capital) ont investi 4 milliards d’euros, devenant les principaux actionnaires du groupe. Olofsson veut «réinventer l’hyper» et faire de Carrefour «le commerçant préféré des Français».
Présenté au début du mois en comité de groupe par le nouveau patron de Carrefour France, James McCann, le volet RH du plan a stupéfié les représentants de salariés. «On se demande si c’est la réalité ou des objectifs», note le délégué central FO Michel Enguelz. Carrefour userait-il de la méthode Coué, en jouant sur l’ambiguïté de l’affirmatif ? «On est dans de la com, tranche le syndicaliste. Ils se foutent de notre gueule.»
Contacté par Libération, le groupe n’a pas voulu commenter ce qui relève de sa politique en interne. Mais assure que le «plan personnel» se décline en actions concrètes. «Ils sont censés faire une sorte d’audit au niveau des salariés», dit Dominique Beltrand, secrétaire FO au comité central d’entreprise. Un vaste questionnaire pour sonder l’ambiance.
Sur le terrain, les syndicats de salariés ne retrouvent pas la vision idyllique présentée par le plan. Pour eux, les projets de restructuration détériorent les conditions de travail. «L’absentéisme progresse», assure Mr Enguelz. Il est passé de 2,3 millions de jours en 2007 à 2,5 millions en 2009. «Nous manquons de personnel», poursuit Jérôme Biava, délégué CFE-CGC. En 2009, 4 400 salariés (sur 120 000) ont quitté Carrefour France, pour un nombre d’hypermarchés constant. «Chez les cadres, la baisse des effectifs atteint 10%», avance Biava. Cet aspect pèse sur les perspectives de carrière alors qu’on peut lire dans le «plan personnel» : «J’ai des opportunités pour évoluer.»
«Il y a un phénomène de déqualification», pense Michel Enguelz. Avec, d’un côté, la baisse des effectifs d’encadrement et, de l’autre, la perte de responsabilités affectant ces postes: «Aujourd’hui, tout est formaté, standardisé, dit Enguelz. Dans les points de vente, on applique des process décidés au niveau national. On attend moins des compétences et plus de l’exécution des tâches.» Même constat désabusé autour des salaires. Les panneaux à la gloire du climat social ont été installés dès avril dans les réserves d'un hyper, à Angers. En 2010, la hausse des salaires tourne autour de 1%. Une réalité en décalage avec la com du groupe.
«C’est choquant», juge Dominique Beltrand, secretaire du CCE Carrefour SAS. Michel Enguelz craint, lui, la réaction des salariés. «Derrière ce plan, il n’y a rien, regrette-t-il. Ce sont des hommes de marketing qui nous dirigent. Le seul projet d’Olofsson, c’est 4 lignes d’objectifs financiers.» En Italie, en Espagne, en Belgique, c’est pire : le groupe a dénoncé les conventions collectives dont profitaient ses salariés pour s’aligner sur ses concurrents, moins-disant socialement.
| FO mobilisée tout l’été pour le 7 septembre |
 |
Des dizaines de milliers de cartes postales seront distribuées cet été sur des lieux de vacances par les syndicats FO en appui de la campagne d’information et de mobilisation de la confédération pour le 7 septembre (numéro spécial de 4 pages consacré à l’analyse du projet gouvernemental et tract tirés à 2 millions d’exemplaires).
|
Avec ces cartes postales, FO invite donc les salariés en vacances à écrire à leurs amis pour leur donner rendez-vous le 7 septembre jour de mobilisation décidé le 29 juin par les organisations syndicales.
Repos, paresse, farniente...
Bref on prend des forces !
Avec,FO tous présents le 7 septembre,
pour un vrai droit à la retraite à 60 ans,
sans allongement de la durée de cotisation,
exigeons le retrait du plan gouvernemental.
| La loi harmonisant les peines pour harcèlement est publiée |
 |
La loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants est publiée au Journal officiel du 10 juillet. |
Ce texte, adopté par le Parlement le 29 juin (v. Bref social n° 15643 du 1er juillet 2010), harmonise les peines encourues pour des faits de harcèlement moral et de harcèlement sexuel. En effet, les peines prévues par le Code du travail sont alignées sur celles retenues par le Code pénal : 15 000 € d’amende et un an d’emprisonnement. Rappelons que, jusqu’à présent, le Code du travail fixait cette amende à 3 750 € (C. trav., art. L. 1155-2). Par ailleurs, la peine complémentaire d’affichage et de diffusion de la décision de justice peut désormais être encourue en cas de condamnation sur le fondement des dispositions du Code pénal réprimant le harcèlement moral et sexuel.
Plan de formation: l'employeur doit commencer à préparer la
consultation du comité d'entreprise |
 |
Tous les ans, le comité d'entreprise doit être consulté sur l'exécution du plan de formation du personnel de l'entreprise et sur le projet de plan à venir. Il formule son avis au cours de deux réunions. La première doit avoir lieu avant le 1er octobre, et la seconde le 30 décembre au plus tard. Afin que le comité s'y prépare au mieux, l'employeur doit lui communiquer certains documents avant le 9 septembre. |
|
Des Délégués FO pour vous défendre, c'est chez CARREFOUR et c'est tous les jours |