+ d’inFO Market n°43

30 janvier 2019

L’édito de Jean-Marc Robin

L’actualité sociale de notre pays n’est pas au beau fixe. Les mouvements populaires initiés en novembre dernier nous le démontrent. Mais qu’en est-il dans notre entreprise ?

Comme tous les ans, ces mois d’hiver sont la période des négociations annuelles obligatoires (NAO). Durant ces NAO, nous portons à la direction vos attentes en termes de pouvoir d’achat, mais pas que. FO milite et revendique de meilleures conditions de travail, lutte contre la paupérisation des employés en dénonçant les contrats précaires subis, et s’engage dans la lutte contre les discriminations (égalité Femmes / Hommes, Handicap, Intergénérationnel…) et l’emploi.

Est–il nécessaire de rappeler que l’an passé, à la même période Alexandre Bompard, le PDG du Groupe, annonçait la mise en place de son plan Carrefour 2022 ?

C’est à ce moment-là que FO a décidé de faire entendre sa voix et celle des salariés, nous avons déplacé 2000 élus et délégués sous les fenêtres du siège de Massy le 1er mars, pour dénoncer le manque de dialogue social ; puis, le 31 mars FO, est à l’origine du plus grand mouvement de grève du Groupe et de la grande distribution en générale. Obtenant une prime de 500€, un accord d’entreprise stabilisant dans le temps une prime (Participation vs Intéressement) à minima, un pacte social garantissant le maintien de certains avantages à ceux d’entre nous qui subiront un passage à la franchise, un Plan de Départ Volontaire et un PSE Proxi pour que les salariés concernés puissent quitter le groupe dans la dignité.

Et au-delà de tout, nous avons obtenu que depuis lors, la direction du groupe sache qu’elle ne pourra pas avancer sans les salariés et leurs représentants, notamment FORCE OUVRIERE, 1er syndicat chez Carrefour France.